Actu au vignoble : un printemps climatique 2018 atypique… mais pour le moment de bon augure pour la vigne !

Actu au vignoble : un printemps climatique 2018 atypique… mais pour le moment de bon augure pour la vigne !

Boutons floraux (stade F) sur du Grenache Blanc dans les Costières de Nîmes

Après un automne anormalement sec sur le pourtour méditerranéen, le cumul de pluviométrie depuis le début du mois de janvier a dépassé toutes nos espérances : de 300 à plus de 500 mm selon les secteurs, soit déjà souvent plus de la moitié de la pluviométrie annuelle.

Le dernier épisode pluvieux du 8 au 13 avril a retardé les derniers travaux de fin d’hiver (travail du sol, désherbage, épandage des engrais), et a nourri de légitimes inquiétudes sur la pression phytosanitaire au vignoble.

 

 

Grenache Blanc Lodévois avec semis d’engrais vert

Mais deux autres facteurs sont plutôt rassurants : les températures fraîches des mois de février et de mars. Celles-ci ont nettement retardé le démarrage de la végétation : le débourrement a été plus tardif de 15 jours environ par rapport à 2017 (qui était exceptionnellement précoce à cette époque de l’année), et donc peu de végétation était visible au moment de ces pluies (hors cépages et secteurs précoces).

L’autre point positif est la « mise au beau » depuis cet épisode, qui devrait se maintenir encore quelques jours, avec des pics de températures bien au-dessus des normales de saison.

Les premiers stades phénologiques devraient se succéder rapidement, et cette douceur des températures alliée aux bonnes réserves en eau des sols sont plutôt favorables à cette première partie du cycle de la vigne.

 

Il est enfin encore trop tôt pour se faire une idée des sorties en raisin, et la vigilance sur les premiers traitements doit être de mise dans les prochaines semaines : le joli mois de mai est souvent déterminant à la vigne, 2018 ne dérogera pas à la règle…